Pensé à la demande de restaurateurs, un nouveau couteau vient bouleverser les standards du marché en combinant savoir-faire coutelier et approche scientifique poussée. Conçu à l’échelle nanométrique, le « Nanocut » redéfinit la précision du tranchant des lames en acier inoxydable. Grâce à des biseaux asymétriques réalisés avec des tolérances microscopiques et des polissages ultra-fins, chaque lame est optimisée pour offrir des performances sans compromis entre robustesse, durabilité et performance de coupe. Présentée à Maison&Objet en septembre 2025, la prouesse technologique de Tarriers-Bonjean force l’admiration.

Dans les cuisines, les limites des couteaux traditionnels sont bien connues : corrosion des lames et des rivets, manches fragilisés par les lave-vaisselle industriels, usure prématurée liée aux cadences soute-nues. Le projet du couteau « Joseph » avec technologie brevetée « Nanocut » est né d’un constat simple : reprendre chaque élément individuellement pour le repenser entièrement. Le manche a ainsi été conçu en acétate issu de fibres de bois, une matière coulée en plaques et usinée pièce par pièce, garantissant des lignes régulières et une excellente tenue dans le temps. Contrairement au bois classique, qui gonfle ou se déforme sous l’effet répété de l’eau chaude, ce matériau résiste sans difficulté aux lavages à 82 °C. Les rivets sont fabriqués en inox afin d’éliminer tout risque de corrosion. Quant à la lame, composée à plus de 85 % d’acier recyclé, elle bénéficie d’une technologie de coupe inédite, baptisée « Nanocut ».
L’innovation repose avant tout sur la méthode. Plutôt que de se limiter à appliquer des recettes coutelières tra-ditionnelles, les ingénieurs ont cherché à comprendre, par une démarche scien-tifique, ce qui conditionne réellement la performance d’une lame. Le déve-loppement a nécessité de multiples observations au microscope à balayage électronique, des études détaillées sur la composition des aciers, sur le com-portement des abrasifs et sur l’impact précis des traitements thermiques. Chaque variable a été examinée : les angles d’usinages, de polissages, la géométrie des pièces, le choix des consommables, la succession des étapes de finition. « Ces données, accu-mulées pendant plusieurs années, ont permis de mettre au point un protocole complet de fabrication et de finition. » nous explique Stéphane Guillaumont, son directeur industriel de Tarrerias-Bonjean. « Nanocut » n’est pas attaché à un acier spécifique mais à une com-binaison de paramètres reproductibles, transposables à différentes gammes. Les performances atteintes marquent une rupture nette avec les productions sur le marché. La norme ISO 8442-5 fixe un seuil de 50 mm d’indice de coupe pour acceptation. Pourtant, près d’un tiers des couteaux globalement disponibles sur le marché n’atteignent pas ce niveau, et les modèles professionnels de référence oscillent généralement autour de 75 mm, déjà considérés comme très satisfaisants. Les lames pourvues de la technologie « Nanocut » affichent entre 96 et 116 mm, soit des valeurs proches de celles des plus belles pièces artisanales dont le tranchant est soigneusement poli à la main, parfois durant des heures. Autre particularité : cette performance n’est pas localisée à un seul endroit de la lame mais parfaitement homogène du talon à la pointe, garantissant une qualité de coupe constante, quel que soit le geste du cuisinier. La résistance et la facilité d’entretien du couteau « Joseph » ont également été étudiées. Les prototypes ont sup-porté sans dommage des dizaines de cycles de lavage à 82 °C en lave-vais-selle industriel. L’affûtage a été pensé pour être plus simple et plus rapide : quelques passages au fusil, seulement au dos de la lame, suffisent à restaurer le tranchant, là où d’autres couteaux nécessitent des affûtages longs et exigeants. Pour des professionnels soumis à la pression du service, c’est un atout considérable.
De la cuisine à la table
Sobre en apparence, le « Joseph » à technologie « Nanocut » illustre une démarche ambitieuse : repousser les limites de ce qu’il est physiquement possible d’obtenir pour un produit fabriqué en série. Derrière ses lignes discrètes se cachent métallurgie de pointe, usinages de précision, polissages maîtrisés et recours à des matériaux recyclés. Entièrement conçu et fabriqué en France, il combine innovation technologique et responsabilité environnementale. Plus qu’un couteau, « Nanocut » s’im-pose comme une technologie de rup-ture appelée à devenir le nouveau stan-dard d’excellence, avec pour objectif d’intégrer sa lame haute performance au cœur des principales gammes de cuisine et de table du groupe. La nouvelle collection de couteaux de table « Joseph Premium », lancée en avril 2025, illustre pleinement cette orientation. Chaque lame, en acier Nitrox 56-58 HRC à 16 % de chrome, offre une résistance exceptionnelle à la corrosion et une coupe d’une précision remarquable, validée selon la norme internationale ISO 8442-5. Son tranchant, travaillé à l’échelle nanométrique, conserve son affûtage jusqu’à deux fois plus longtemps qu’un acier standard, tandis que la géométrie asymétrique du fil assure une glisse fluide et sans effort. Proposée en deux coffrets — finition unique ou panachée — la collection associe performances professionnelles et élégance contemporaine. Les manches en « Hydrawood », écoresponsable, en bois naturel stabilisé, ou en acétate, matière d’origine renouvelable et compatible lave-vaisselle, déclinent une palette de neuf coloris sobres ou lumineux, du moka au bleu nacré. « Avec Joseph Premium, nous affirmons notre volonté de placer la fabrication française au cœur de l’innovation coutelière », souligne Carole Tarrerias, directrice générale de Tarrerias-Bonjean, qui poursuit ainsi la quête d’excellence technique et esthétique de la maison.
Source : Magazine Home Fashion News – Novembre 2025 (HFN59)























































