Avec un chiffre d’affaires quasi stable à 8,17 milliards d’euros en 2025, le Groupe SEB enregistre un recul marqué de sa rentabilité. Le résultat opérationnel d’activité chute de 25 % dans un environnement resté complexe. Le groupe annonce le déploiement en 2026 d’un plan baptisé “Rebond” destiné à restaurer sa trajectoire de croissance rentable.

En 2025, les ventes atteignent 8 169 M€, en légère progression organique de 0,3 %, mais en retrait de 1,2 % en données publiées. Si la division Grand Public affiche une croissance organique de 1,1 %, la branche Professionnelle recule de 5,9 %, pénalisée par une base de comparaison particulièrement élevée en café au premier semestre 2024.
Le Résultat Opérationnel d’Activité s’établit à 601 M€, contre 802 M€ en 2024, ramenant la marge opérationnelle à 7,4 % des ventes (9,7 % un an plus tôt). Cette contraction s’explique notamment par l’impact des droits de douane aux États-Unis, la volatilité des devises, l’appréciation de l’euro et un effet de comparaison défavorable dans le café professionnel. Le quatrième trimestre montre toutefois un ralentissement du repli, avec un ROPA de 334 M€ et une marge de 13,3 %.
Le résultat net part du Groupe progresse légèrement à 245 M€ (232 M€ en 2024), tandis que l’EBITDA ajusté recule de 18 % à 854 M€. Le cash-flow libre ressort à 124 M€ sur l’exercice, concentré au second semestre. L’endettement financier net atteint 2 342 M€ à fin décembre, en hausse sous l’effet notamment du paiement de l’amende de l’Autorité de la Concurrence et des acquisitions, dont La Brigade de Buyer.
Sur le plan géographique, l’Europe occidentale reste globalement stable, malgré une performance en retrait en Allemagne. L’Asie retrouve une dynamique positive, portée par la Chine où les ventes progressent de 2,7 % en organique. Les Amériques reculent, affectées par les droits de douane en Amérique du Nord et par l’impact du phénomène climatique La Niña en Amérique du Sud.
Face à ces tensions, le groupe annonce le lancement en 2026 du plan “Rebond”. Ce programme vise à accélérer l’innovation produit, renforcer le marketing digital et les ventes en ligne, tout en exploitant davantage les leviers offerts par l’intelligence artificielle. Il intègre un plan d’économies de 200 M€ à horizon fin 2027, centré sur la réduction des achats indirects, l’efficacité industrielle et l’optimisation des frais de structure. Sa mise en œuvre pourrait conduire à une réduction pouvant aller jusqu’à 2 100 postes dans le monde, dont jusqu’à 500 en France sur la base du volontariat.
Le Conseil d’administration proposera le maintien du dividende à 2,80 € par action lors de l’Assemblée Générale du 12 mai 2026.
Pour 2026, le Groupe SEB anticipe une progression de son résultat opérationnel d’activité et une génération de cash-flow plus normative. À moyen terme, l’ambition reste inchangée : viser une croissance organique annuelle des ventes de 5 % et une marge opérationnelle de 10 %, avec un objectif ultérieur de 11 %.

























































