Une étude réalisée par YouGov pour Faire met en lumière le rôle déterminant des commerces indépendants dans l’attractivité des centres-villes français. Au-delà du prix, les consommateurs recherchent désormais davantage de découverte, de lien humain et d’expériences capables de donner une identité aux territoires.

Alors que de nombreuses villes cherchent à renforcer leur attractivité commerciale, les commerces indépendants apparaissent comme un levier majeur de dynamisation. Selon une étude menée par YouGov pour la plateforme de vente en gros Faire, près d’un Français sur deux considère que ces commerces contribuent à rendre les centres-villes vivants, contre moins d’un quart pour les grandes enseignes. Cette perception est encore plus marquée à Paris et auprès des consommateurs de plus de 55 ans.
L’étude souligne également qu’un centre-ville animé favorise directement la fréquentation. Plus d’un tiers des consommateurs déclarent qu’ils y passeraient davantage de temps, qu’ils reviendraient plus souvent ou qu’ils exploreraient un plus grand nombre de boutiques. Chez les 18-24 ans, cette dynamique est encore plus forte, confirmant l’importance croissante de la dimension sociale du commerce physique.
Si le prix demeure le premier facteur de visite et de fidélisation, les attentes des consommateurs ne se limitent plus aux promotions. La qualité et l’originalité des produits, la découverte de nouvelles références, l’atmosphère du magasin ou encore la relation avec les commerçants apparaissent comme des critères de plus en plus importants. Plus de la moitié des Français se déclarent ainsi davantage enclins à fréquenter des commerces qui leur donnent envie de s’attarder.
Cette évolution bénéficie particulièrement aux commerces indépendants, dont la capacité à proposer des assortiments différenciants et un accompagnement personnalisé constitue un avantage concurrentiel. « Les clients ne viennent pas seulement acheter un produit : ils viennent chercher un service de proximité qui défriche pour eux les tendances, déniche de nouvelles marques et crée de vraies opportunités d’échanges et de conseils personnalisés », souligne Sylvie Lavarenne, gérante d’Inspiration Concept Store à Lyon.
Les jeunes générations contribuent également à redéfinir le rôle du commerce physique. Plus d’un jeune de 18 à 24 ans sur deux considère les magasins comme des lieux de sociabilité où retrouver des amis, tandis qu’une majorité d’entre eux souhaiterait disposer davantage d’espaces permettant de passer du temps et de prolonger l’expérience au-delà de l’achat.
Pour autant, plusieurs freins persistent. L’accessibilité, qu’il s’agisse du stationnement ou des transports, reste le principal obstacle à une fréquentation plus régulière des centres-villes, devant les prix jugés élevés. Ces résultats rappellent que la revitalisation commerciale repose autant sur l’offre proposée par les commerçants que sur la qualité de l’environnement urbain.
« Le prix reste un repère essentiel pour les consommateurs, mais ce n’est pas lui seul qui crée l’attachement à un commerce. Ce qui donne envie de revenir, c’est aussi la découverte, la qualité de la sélection et la relation avec celles et ceux qui font vivre le magasin », observe Olivier Buffon, vice-président et directeur du développement international de Faire. Pour la plateforme, les commerces indépendants demeurent ainsi des acteurs clés pour recréer du lien social et renforcer l’identité des centres-villes.



Source : Communiqué de presse 2026












































